lundi 17 novembre 2014


Élections au Comité Technique d’Établissement(CTE)

Jeudi 4 décembre 2014

Personnels en fonction à l’université, nous sommes 

tous concernés par ces

élections !


NOUS SOMMES L’UNIVERSITÉ

FAISONS-LA AVEC LA FSU !!

Depuis les précédentes élections (octobre 2011), vos représentants FSU ont activement
défendu vos droits et vos intérêts, comme vous pouvez le constater en lisant les comptes rendus sur l’Intranet 1 . En particulier :
 ils ont soutenu une politique d’amélioration des rémunérations, de stabilisation et
de titularisation des agents contractuels ;
 ils ont mis en lumière les pièges de la pseudo-« autonomie financière » liée au
passage de l’université aux Responsabilités et compétences élargies (RCE), qui
conduisent à la dégradation des conditions de travail ;
 ils se sont opposés aux projets de course au gigantisme qui font fi des conditions de
travail et de la démocratie (fusion des universités lilloises, statuts de la COMUE) ;
 ils ont assuré le secrétariat du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en parfaite indépendance vis-à-vis de la direction.
Vos représentants FSU, quelle que soit l’instance (Conseils centraux, Comité
technique, CHSCT, CPE, Commission paritaire des agents non titulaires) respectent
leur mandat, travaillent en coordination et vous tiennent informés des projets de
textes et des débats.


Le CTE est consulté obligatoirement sur les sujets et les projets de texte suivants :
- l’organisation et le fonctionnement de l’université ;
- la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences ;
- les règles statutaires et relatives à l’échelonnement indiciaire ;
- les évolutions technologiques et de méthodes de travail et leur incidence sur les personnels ;
- les grandes orientations en matière de politique indemnitaire ;
- la formation et développement des compétences et qualifications professionnelles ;
- l’insertion professionnelle ;
- l’égalité professionnelle, parité et lutte contre toutes les discriminations

Pour nous, à la FSU, le CTE n’est pas un simple lieu d’information, de pseudo « dialogue social ». Il est la première instance de lutte où nous mettons en œuvre la stratégie visant à gagner de meilleures conditions de
travail pour les personnels.

Ce scrutin déterminera aussi la composition du CHSCT : les résultats définiront en effet la répartition des sièges au CHSCT entre les organisations syndicales représentatives au CTE. Or le CHSCT est une instance cruciale qui émet des avis sur la politique de prévention des risques, diligente les visites et enquêtes dans les composantes et lesservices et constitue un outil pour mettre la direction face à ses obligations en terme de sécurité, de conditions de travail et de prévention des risques psycho-sociaux.

Le vote FSU, c’est choisir de défendre la fonction publique d’État au service de tous et refuser l'instauration d’un traitement inégalitaire des personnels suite à des décisions statutaires et professionnelles prises par les directions d'établissements.
Le vote FSU, c’est choisir une fédération syndicale ayant des représentants issus de l’ensemble des catégories de personnel (BIATOSS, chercheurs, enseignants et enseignants-chercheurs), lesquel continueront l'action qu'ils ont menée au CTE de l'Université Lille 2 pour :
 dénoncer les décisions arbitraires et autoritaires, les discriminations ;
 œuvrer à la résorption de la précarité ;
 défendre l’amélioration des conditions de travail de tous (service, hygiène et sécurité) ;
 revendiquer la reconnaissance des qualifications de chacun, l'accès de tous les personnels à la
formation continue ;


 faire le bilan de l’introduction de la badgeuse pour les BIATSS : la FSU souhaite que les règles de gestion des contrôles horaires soient assouplies (suppression du lien entre la fiche horaire individuelle et KELIO ; mise en place d’un système d’horaires variables avec des périodes de présence obligatoire, par exemple 9h -16h, pour les personnels administratifs...).
Voici la liste de nos candidats aux élections du CTE :


1. ENCLOS Philippe (MCU – FSJPS)
2. FAUCHER Sylvaine (AENES - ILIS)
3. NIEDDU Alessandro (AENES - siège)
4. HUBERT Hervé (PU – ILIS)
5. DEMOLIN Marie-Paule (BIB - SCD)
6. SANTRÉ Fabien (ITRF - SCAPS)
7. KLUZA Jérôme (MCU – Médecine)
8. BRUNO Isabelle (MCU – FSJPS)
9. DUQUESNOY Christine (ITRF - BAIP)
10. BAL Amadou (AENES - IMMD)
11. DESLÉE Carine (MCU – IMMD)
12. BIELECKI Djazia (ITRF - FSJPS)
 13. DIAKIESE Serge (ITRF - siège)
14. GUÉRARD Stéphane (MCU – FSJPS)
15. DEHAIES Pierre (ITRF - FSSEP)
16. ALAM Thomas (MCU – FSJPS)
17. DEMEESTER Marie-Christine (AENES - IUT)
18. FARDOUX Olivier (MCU – FSJPS)
19. VASSEUR Francis (MCU-PH – Médecine)
20. PLANQUE Jean-Claude (MCU – FSJPS)


jeudi 9 octobre 2014

 UNIVERSITE DE LILLE 2

Scrutin du 6 novembre 2014 : Élection des représentants des personnels BIATSS à la Commission Paritaire d’Établissement - CPE

POUR L'ÉGALITÉ DE TRAITEMENT
ET UNE GESTION TRANSPARENTE ET CRITÉRISÉE
Votez pour les listes soutenues par
le SNASUB-FSU
Syndicat National de l’Administration Scolaire, Universitaire, et des Bibliothèques
      

Personnels titulaires de l’Université Lille 2 ayant le statut de personnels de bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé (BIATSS), le 6 novembre 2014 nous allons élire nos représentants à la Commission Paritaire d’Établissement (CPE). C’est un moment important de notre vie démocratique.

Instance paritaire, la CPE est composée en nombre égal de représentants de l’administration et de représentants du personnel. Elle est appelée à émettre des avis sur les questions individuelles concernant la carrière des collègues BIATSS et, à ce titre, elle prépare les délibérations des commissions administratives paritaires (CAP) des corps dont relèvent les personnels concernés.
La CPE est également consultée au sujet des titularisations, des évaluations, tableaux d’avancement (changement de grade), listes d’aptitude (changement de corps), mutations, temps partiel, détachements ou sanction disciplinaire. C’est dire son importance !
   
Sur toutes ces questions, les listes présentées par le SNASUB-FSU, qui comprennent des collègues syndiqués et non syndiqués, se feront entendre et se battront à vos côtés pour le respect de critères objectifs, contre le clientélisme et la mise en compétition des personnels.

Seuls des critères objectifs, connus et accessibles à tous, permettront de lutter contre les inégalités de traitement et la division des personnels. Le critère objectif le plus juste est et reste le parcours professionnel que traduit l’ancienneté.
Pour le SNASUB-FSU, l’ancienneté doit prendre en compte les années accomplies en qualité de non titulaire, les années de blocage au dernier échelon mais aussi d’autres éléments vérifiables comme le décalage entre le grade et la fonction exercée.
Les élus de nos listes combattront de toutes leurs forces l’instauration d’une culture et d’une pratique de concurrence entre les collègues.

Vos élus SNASUB-FSU refuseront l’application systématique et sans pondération du principe de promotions dites « au mérite » qui découlent de la seule appréciation du chef de service dans le cadre des avancements de grades ou de corps.
Vos élus SNASUB-FSU combattront l’injustice et l’arbitraire tout particulièrement dans le cadre de la CPE et vous rendront compte régulièrement des résultats de leur combat.

Cela sera particulièrement vrai en CPE d’avancement : l'appréciation de la « valeur professionnelle » de l'agent est très souvent discutable (comment juger objectivement du « mérite » ou de la « manière de servir » d'un agent ?).
Les élus SNASUB-FSU continueront à demander le classement de tous les promouvables principalement sur des critères d’ancienneté (services publics, corps, grade, avec des pondérations différenciées selon le type de promotion) en tenant compte des situations de blocage au dernier échelon, de la proximité de l’âge de la retraite et des promotions déjà obtenues.
Nous sommes également attachés à ce que l'ensemble des demandes de promotion classées ou non par la CPE soient transmises aux Commissions Paritaires Académiques ou Nationales pour que celles ci puissent émettre leur avis définitif  en toute connaissance de cause.

Les listes « Pour l’égalité de traitement des personnels et une gestion transparente et critérisée » soutenues par le SNASUB-FSU, ce sont des candidats qui, s’ils sont élus, se battront :
- pour la clarté et la transparence : notamment dans l’utilisation de barèmes objectifs, stables et transparents, connus de tous dans l’établissement des classements d’avancement, de mutation etc.
- pour la défense des droits et des intérêts individuels et collectifs des personnels dans le cadre du Service Public et d’une Fonction Publique d’enseignement et de recherche de qualité au service des usagers.
- contre l’arbitraire et le clientélisme.

VOS CANDIDAT(E)S des listes « Pour l’égalité de traitement des personnels et une gestion transparente et critérisée » soutenue par le SNASUB-FSU :


ITRF
ctg
titulaire
suppléant(e)
A
Christine Duquesnoy
Thomas Feuillet
A
Pierre Dehaies
Josiane Debosscher
B
Frédéric Dejonghe
Isabelle Lasselin
B
Serge Diakiese
Alexandra Guemra
C
Fabien Santre
Tassadit Coulibaly
C
Cedric Desmaretz
Gerard Melchers


AENES
ctg
titulaire
suppléant(e)
A
Alessandro Nieddu
Jean Marc Vincent
A
Amadou Bal
Marian Ruszala
B
Sylvaine Faucher
Corinne Debeire
B
Marie-Christine Demeester
Laurence Dolphen



Bibliothèques
ctg
titulaire
suppléant(e)
C
Sandra Vega
Paola Ferraro

mercredi 8 octobre 2014

Déclaration du SNESUP-FSU au CNESER du 15 septembre 2014

 
Déclaration du SNESUP-FSU
au CNESER du 15 septembre 2014

 
Madame la ministre,
Une fois n'est pas coutume, à l'occasion de votre venue, assez exceptionnelle, devant le CNESER, je lirai la déclaration du SNESUP-FSU, également soutenue par les autres syndicats de la FSU (SNCS, SNASUB) représentés au CNESER.
En outre, compte-tenu des conditions acoustiques déplorables de cet amphi, cela permettra aussi à celles et ceux qui auront des difficultés à me comprendre, de disposer de mon intervention sous forme écrite !
1. Politique gouvernementale

Un changement profond de politique s'impose face à l'augmentation continue du chômage et à la désespérance sociale. Sourd aux messages d'inquiétude et de défiance des Français, le nouveau gouvernement Valls accélère la politique d'austérité et de réduction des dépenses publiques déjà engagée.
Les 50 milliards de réduction des dépenses publiques plongent le pays dans la récession en comprimant les rémunérations, notamment celles des fonctionnaires dont le point d'indice - qui est gelé depuis 2010 - le restera jusqu'en 2017. C'est le service public dans son ensemble qui est mis à mal.
Le « Pacte de Responsabilités » et les propos du Premier ministre, ovationnés par le MEDEF, tournent le dos à une relance économique et à la justice sociale.
Les cadeaux faits aux entreprises et aux actionnaires (crédit impôt compétitivité emploi, pacte de responsabilité) ne créent pas d'emplois ; malgré plus de 6 milliards de crédit impôt recherche, l'emploi dans la recherche industrielle baisse en 2013 pour la première fois ! Cette baisse se fait en particulier au détriment des docteurs, dont l'embauche n'est même pas un critère d'attribution du CIR.
En cette rentrée, la situation du pays appelle des mesures d'urgence. Le dogme du FMI et de l'Europe politique actuelle, « Il n'y a pas d'alternative, ni économique ni politique », est de plus en plus remis en cause par les citoyens et gagne du terrain jusque parmi certains parlementaires de la majorité.
Les citoyens doivent se faire entendre avec force. Les partis et les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités, en particulier à l'occasion du débat budgétaire, pour imposer des orientations et des priorités qui rompent avec la politique d'austérité, aux conséquences destructrices.
2. Austérité et précarité dans l'ESR

Alors que semble se dessiner une augmentation des effectifs étudiants, dont on doit se réjouir, la situation budgétaire, que vivent les universités et les laboratoires, est particulièrement grave : les suppressions et les gels de postes affectent les universités comme les organismes ; la précarité atteint un niveau inimaginable : dans les universités, on compte 22 000 personnels administratifs, de bibliothèque, ingénieurs et techniciens  en CDD et  près de 100 000 vacataires d'enseignement, des milliers de post doc et d'administratifs, ingénieurs et techniciens précaires dans les organismes de recherche. L'accueil et les conditions de formation des étudiant-e-s se dégradent et sous prétexte de rationalisation des coûts, l'offre d'enseignement se réduit.  Cette situation contraste singulièrement avec les affirmations trompeuses de l'ANR1, que nous regrettons que vous ayez relayées, Madame la Ministre, sur le taux d'accès aux appels à projets et avec la satisfaction de Mme Vallaud-Belkacem sur son « beau budget ». Avec une "augmentation" de 45 millions d'euros (soit 0,2 %), le budget 2015 de l'enseignement supérieur et la recherche sera, une fois de plus, en diminution par rapport aux besoins et coûts réels ! Le lancement imminent des appels à projets IDEX et ISITE du PIA2 va accélérer la mise en place d'universités à deux vitesses et assujettit encore plus étroitement la formation des étudiant-e-s et les laboratoires aux lobbys régionaux, sous le seul prétexte de l'adaptabilité à l'emploi pour les jeunes diplômé-e-s et le transfert rapide des résultats pour les laboratoires.
Au moment où nous sommes alertés sur des risques de budget en faillite (comme à Toulouse Paul Sabatier), de réduction des horaires d'enseignement (comme à Dijon), de cours virtuels, non pour des raisons pédagogiques, mais pour augmenter les capacités d'accueil (comme à Grenoble), de recherches interrompues faute de financement (comme pour une bonne partie des « recalés » de l'ANR) la question est au contraire posée de l'urgente nécessité de décisions budgétaires permettant aux établissements d'assurer la rentrée dans des conditions décentes. C'est un débat que nous devons mener dès le mois prochain au CNESER.
3. Les regroupements à marche forcée se poursuivent

C'est précisément parce que « l'histoire des universités est celle du pluralisme », selon les termes mêmes, que vous avez utilisés, Madame la ministre, que les regroupements à marche forcée, selon un calendrier et des modalités imposés, ne sont pas acceptables.
Les premiers statuts de COMUE ont été rejetés au CNESER de juillet. Comme pour tous les projets de regroupements, les Comités Techniques des établissements et des organismes de recherche ont émis une très grande majorité d'avis défavorables, certains même à l'unanimité. Les personnels et les étudiants ne veulent pas de ces regroupements qui les éloignent des instances de décision : sous représentés dans les CA des COMUE, absents des Conseils des membres, il ne leur reste plus que les Conseils Académiques, dont la composition pléthorique est révélatrice de son absence de pouvoir ! Ouvertes aux établissements privés, les COMUE ouvrent grand la porte au détournement de moyens (crédits et postes) publics vers des établissements privés membres des COMUE. Le transfert de la délivrance des diplômes de doctorat, parfois de masters et de pans entiers de la recherche aux COMUE, menace directement les prérogatives des universités, par la mise en cause du lien formation-recherche. L'entrée des organismes de recherche dans les regroupements régionaux, que sont les COMUE, porte atteinte à leur vocation d'établissements nationaux et à leur autonomie, et menace la cohérence des champs disciplinaires, par une organisation morcelée de la recherche, à l'opposé d'une structuration nationale de la recherche, en partenariat avec les établissements universitaires, sous la responsabilité des communautés scientifiques. Les syndicats de l'ESR de la FSU s'opposent à ce pilotage direct, technocratique et étroitement contraint par des choix économiques, des priorités et des modalités d'organisation de la recherche et de l'enseignement supérieur public.
Alors que, deux mois après la date limite inscrite dans la loi, à peine le quart des projets de COMUE a été inscrit à l'ordre du jour du CNESER, le non-respect, de fait, du calendrier d'installation des COMUE doit se concrétiser, au plus vite, par l'annonce ministérielle d'un moratoire. Celui-ci doit s'accompagner d'une refonte globale de la loi à ce sujet, en lien avec un débat au CNESER sur l'aménagement du territoire et le développement de coopérations mutuellement avantageuses.
4. La formation des enseignants dans les ESPE

La confusion la plus grande règne dans les ESPE et les rectorats tant le cadre de la réforme est aussi peu abouti. Le SNESUP a déjà dénoncé la précipitation dans laquelle elle a été menée. Alors que le MENESR se targue d'un cadre de la formation des enseignants très resserré, les plus grandes différences se constatent d'une académie à l'autre.
Il faut souligner la situation dramatique des quelques 200 fonctionnaires stagiaires, lauréats d'un concours d'enseignement et autoritairement affectés pour leur stage, malgré leurs demandes, dans une académie autre que celle dans laquelle ils ont effectué leur M1. Je vous laisse imaginer les difficultés financières, psychologiques, pédagogiques, familiales auxquelles ils sont confrontés, au point que certains et certaines ont démissionné ou envisagent de le faire. Quel message d'encouragement pour les futurs candidats aux concours, alors qu'en 2014 c'est encore plus de 5000 postes qui n'ont pas été pourvus !
Nous sommes également très préoccupés de la situation des lauréats de concours, déjà titulaires ou dispensés de master, pour lesquels les enseignements complémentaires accompagnant le stage sont définis et organisés dans la plus grande confusion. La situation est telle que le meilleur choix, pour les étudiants reçus au M1 mais collés au concours, est de se mettre en situation d'échec au niveau du master et de le valider en deux ans.
Ces deux exemples, parmi tant d'autres, sont révélateurs des difficultés majeures auxquelles la formation des enseignants continue à être confrontée. Nous rappelons d'ailleurs à ce propos que le ministère s'était engagé, lorsque le comité de suivi des ESPE a enfin vu le jour, à ce que celui-ci rende compte rapidement au CNESER de ses premières constations. Il nous semble qu'il est largement temps !
4. Conditions de travail, de formation, de carrière des personnels

Même si ces questions dépassent, au sens strict, le champ des prérogatives du CNESER, il est difficile de ne pas en dire quelques mots, alors que les répercussions des conditions de travail, de formation et de carrière des personnels sont immédiates sur la qualité des activités de recherche et des formation dans les établissements de l'ESR.
Alors que le démarrage, avant l'été, de discussions était annoncé par le ministère, au-delà même du périmètre du protocole social, défini unilatéralement, dont nous avions dénoncé l'étroitesse, nous ne voyons toujours rien venir ou presque.
Le décret statutaire des enseignants - chercheurs, qui n'avait recueilli aucune voix favorable des organisations syndicales lors du CTU de janvier 2014, a été promulgué le 4 septembre 2014, après de longs mois de blocage en Conseil d'Etat. Les dangers, que la communauté avait fermement dénoncés dans le texte de 2009 demeurent inchangés : modulation de services maintenue, évaluation tout juste rebaptisée « suivi de carrière », inexistence persistante du droit à la recherche, poursuite de l'introduction de modalités de dérogations et de contournement du CNU. Quant aux avancées tellement attendues, comme l'allègement des services d'enseignement, rendu indispensable par la multiplication et l'alourdissement des tâches, le droit effectif aux congés pour recherche, l'accès à la formation pédagogique initiale et continue, le déblocage des carrières, ... le décret n'en dit mot, ou ne prévoit que des mesures timides, comme pour la mutation, qui ne résisteront pas à l'austérité budgétaire et à la pression sur les postes.
En parallèle, les COMUE ne peuvent conduire qu'à de nouvelles attaques contre les statuts et contre les conditions de travail des personnels. S'il en était besoin, le rapport de l'IGAENR-IGF «Implantation territoriale des organismes de recherche et perspectives de mutualisation entre organismes et universités », publié le 27 juillet, en fait l'éclatante démonstration.
Il y a urgence, au contraire, à améliorer les carrières et les droits de tous les personnels de l'ESR, titulaires et non titulaires ; les syndicats de la FSU portent les exigences de revalorisations salariales, d'amélioration des conditions de travail, de déroulement de carrières et de protection des personnels.
6. Conclusions
Comme dans toutes les sphères de la vie sociale, l'écoute des citoyens, des personnels, des usagers et de leurs représentants (élus comme organisations syndicales), la prise en compte de leurs analyses, propositions, revendications est au fondement de la démocratie. La crise actuelle est traversée par ces enjeux.
Nous espérons, Madame la ministre, que votre présence ce jour au CNESER est le signe que cette demande sera entendue.
  • Qu'il s'agisse du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche (et plus généralement des dépenses de l'Etat et des services publics),
  • qu'il s'agisse de l'aménagement du territoire et du développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche,
  • qu'il s'agisse de la formation des enseignants et des ESPE,
les représentants du SNESUP-FSU et, plus largement, des syndicats FSU de l'ESR, entendent bien mettre à usage et profit, dès maintenant, le droit d'autosaisine qui sera conféré au CNESER dans sa nouvelle configuration et demandent solennellement que ces questions fassent l'objet d'une mise à l'ordre du jour, dans des conditions permettant un débat approfondi, dès les prochaines séances.
 
1En comparant le nombre de projets ayant franchi la 1ère sélection et le nombre de projets retenus, l'ANR a prétendu que le taux de succès était de 28 %, alors que rapporté au nombre total de projets déposés il est de 8,5 %, soit deux fois moins que l'an dernier, où la sélection se faisait en une seule étape.

lundi 8 septembre 2014

LETTRE DE LA FSU A TOUTES ET TOUS LES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE


Les Lilas, le 8 septembre 2014

A toutes et tous les agents de la Fonction publique,

La rentrée sociale a été marquée par un changement de gouvernement. Mais si les ministres se succèdent, les problèmes et les inquiétudes demeurent : emploi, conditions de travail, pouvoir d'achat, salaires, prestations sociales, sortie de crise, avenir de la Fonction publique et des services publics...La politique d’austérité se poursuit. Quel avenir prépare-t-on ainsi ?
Le déficit de confiance en l'avenir est réel.

Pourtant la France est un pays riche. C'est la deuxième puissance européenne, la cinquième puissance mondiale. Et la France est riche aussi de son modèle social, de sa Fonction publique, de ses services publics, de sa culture, de ses valeurs de liberté, de fraternité et d’égalité.
Tous les services que votre travail quotidien permet de rendre aux usagers en sont de beaux exemples.

A l'éducation, la santé, la justice, la culture, l'agriculture et l'écologie dans les collectivités territoriales….c'est vous qui faites vivre les services publics au quotidien et ce dans des conditions parfois difficiles. Plus que jamais, en cette période de crise, notre pays a besoin de vous. Et pourtant, votre engagement est loin d'être reconnu à sa juste valeur. Pour la FSU, il faut que cela change ! Alors que des entreprises bénéficient de cadeaux fiscaux sans contrôle suffisant ni garantie, le gouvernement réduit les dépenses publiques au détriment du pouvoir d'achat des salariés notamment des fonctionnaires et de la qualité des services rendus aux usagers.  

C'est socialement injuste et économiquement inefficace.

La FSU, convaincue qu'une autre politique sociale et économique est possible, continue d'exiger une meilleure répartition des richesses produites qui nécessite notamment une réelle réforme fiscale, une relance par l’augmentation du pouvoir d'achat, qui suppose aussi de mettre immédiatement fin au gel de la valeur du point d'indice et d'ouvrir sans délai des négociations salariales pour tous, d'investir dans tous les services publics et la Fonction publique, de créer les emplois nécessaires.

La Fonction publique avec l'ensemble des services publics doit pouvoir jouer tout son rôle dans la relance de l'activité de notre pays, dans la lutte contre les inégalités et dans l'anticipation des mutations à venir. Ces défis se relèvent dès l'Ecole qui doit avoir les possibilités réelles de préparer l'avenir. Et l'ensemble de la fonction publique doit avoir les moyens de rendre les services de qualité indispensables aux usagers sur tout le territoire.

La FSU reste convaincue que la défense de l'intérêt général est essentielle au XXIème siècle. La fonction publique est bien un investissement et non une charge. C'est une chance pour notre société en quête de justice et de solidarité.

Dans ce moment de crise économique et sociale intense, à l'heure où il est question de réforme de l'Etat et de réforme territoriale, la FSU poursuit son action déterminée pour la défense et l'amélioration de la fonction publique et la situation de toutes et tous ses agents. Elle recherche pour cela l'unité intersyndicale la plus large.

Pour renforcer la FSU, adhérez à l'un de ses syndicats qui représentent votre profession.

Avec la FSU, restons mobilisés pour faire entendre votre voix, pour défendre vos droits et le service public.


Bernadette Groison  - Secrétaire 
 
Générale de la FSU



VOIR EGALEMENT LA VIDEO DE LA FSU PRÉSENTANT LES ENJEUX  DES ELECTIONS DU 4 DÉCEMBRE 2014 

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