vendredi 15 juin 2012



FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) 
SNTRS CGT 
UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) 
Sud Recherche EPST 
CFTC INRA  
UNEF 
SLR 
SLU

Des mesures d’urgences indispensables pour l’Enseignement Supérieur et la recherche

Aujourd’hui, l’enseignement supérieur et la recherche sont dans une situation désastreuse. Si la ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche vient de confirmer une nouvelle loi cadre au début 2013, rien n’a été encore annoncé ni négocié concernant de nécessaires mesures d’urgence, à l’exception de l’abrogation de la circulaire GUEANT visant les étudiants étrangers.

Les organisations soussignées estiment qu’une rupture avec la politique des gouvernements précédents est nécessaire. En particulier, il est urgent de dénoncer les signatures qui engagent l'avenir :
• celles des conventions Etat-IdeX qui imposent une orientation de la recherche et de l’enseignement et engagent des restructurations destructrices de la collégialité et de la vie démocratique des établissements,
• celles des conventions SATT (Société d'accélération de transfert technologique) qui, en privatisant l'ensemble des contrats de recherche, placeraient les précaires des établissements sous des statuts de droit privé,

Il faut imposer un retour de l'évaluation des unités de recherche dans les instances scientifiques des organismes.

Sans attendre la loi de finance 2013, il faut tenir un collectif budgétaire 2012, qui permettrait de financer par transfert des crédits de l'ANR et du CIR les mesures urgentes de résorption de la précarité des personnels  et de fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche :
o le dégel des emplois  de toutes catégories gelés dans les universités et les organismes de recherche par l’insuffisance des dotations,
o le maintien dans l’emploi des personnels précaires répondant à des besoins permanents , quels que soient le type de support budgétaire ou/et la multiplicité des employeurs officiels,
o des créations d’emplois de toutes catégories dès cette année, avec des dispositifs de titularisation dans tous les corps
o des moyens (personnels, crédits) pour assurer un meilleur encadrement des étudiants et de meilleures conditions d’études à la rentrée dans les universités, ainsi que pour la vie des laboratoires

Nous demandons la concrétisation immédiate de mesures de revalorisation pour les techniciens et Assistants Ingénieurs des organismes, pour les personnels des bibliothèques.

Enfin, il faut aussi améliorer les conditions de vie étudiante (augmentation en nombre et revalorisation de 65% des bourses, augmentation de 25% des  aides au logement, gel des frais d’inscription et de sécurité sociale, …).

La réponse à ces mesures d’urgence est nécessaire pour rétablir un minimum de confiance de la communauté scientifique et universitaire, préalable à l’organisation de tout débat national.

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) – SNTRS CGT – UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) – Sud Recherche EPST – CFTC INRA – UNEF - SLR - SLU


             

mercredi 25 avril 2012

1ER MAI MANIFESTONS !!!


1er mai : manifestation à Arras 10h, Place de la Gare - à Lille 10h30, Porte des Postes - à Boulogne 9h30 bourse du travail - à Calais 10h place Crèvecœur, devant la Bourse du Travail.

Communiqué des organisations régionales Nord-Pas de Calais CFDT – CGT – FSU – Solidaires -UNSA

Communiqué des organisations régionales Nord-Pas de Calais CFDT – CGT – FSU –  : satisfaire les revendications pour le progrès social
Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :
faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ; exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ; faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.
Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois. La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique. S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation. En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :
- priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
- lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ; la promotion des salaires, des pensions et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.
Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise. Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de : développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité, mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière, faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.
Les organisations syndicales régionales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les localités pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.
À Lille, les organisations syndicales locales décident d'une manifestation à 10h30-Porte des Postes.
Fait à Lille, le 18 Avril 2012


Le « vrai » travail ?

Le “vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des droits violés et des heures supp' impayées ?

Le « vrai travail » ?  Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées. 

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail...

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l'engin qu'il réparait, à cause de la compétition sauvage entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs qu'il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d'un moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?

Le "vrai" travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n'arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

Le "vrai" travail ? Celui du milliard d'heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n'en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ? 

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil franchouillards ? 

Le « vrai » travail  ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 a partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le "vrai travail" ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ?  Celui des exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d'immigrés clandestins ?

Le “vrai” travail ? Celui des beaufs de la CG-PME, des cadres casques oranges de chez Bouygues, des marchands de manœuvre appelés « viande » ?

Le “vrai” travail ? "La vie, la santé, l'amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas?" (Parisot/Sarkozy)

Le “vrai” travail contre le droit du travail ?  Le pauvre exploité qui sue et se tait, la dinde qui vote pour Noël !

Le “vrai” travail "sans statut" ? "La liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail" selon Mme Parisot et... M Sarkozy
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Le “vrai” travail sans syndicat ? Sans syndicat pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de droit

Le “vrai” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu'on ne voit jamais manifester, qui n'est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ? 

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, vole, tue

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, suicides, chantage à l'emploi, heures supp' impayées ?

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, meurent sans retraite 

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ? 

Le “vrai” travail ? celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?

Le “vrai” travail ? celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet's qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » travail, celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.

Le « vrai » travail ? celui de Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, de Lejaby, de Pétroplus, des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N'a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.




 réaction de Gérard Filoche (Inspecteur du travail à la retraite) concernant le discours de Sarkozy sur le "vrai" travail









jeudi 19 avril 2012

BATTRE LA DROITE POUR GAGNER
SUR NOS REVENDICATIONS !                               


A quelques jours d'échéances électorales importantes, le SNASUB-FSU mesure bien tous les 
enjeux, à la lumière du bilan désastreux de la politique de destruction des service publics, de 

suppressions massives de postes dans tous les ministères, de remise en cause des garanties 

collectives et des cadres statutaires que la droite mène depuis 10 ans et accentuée par ce gouvernement depuis 5 ans.

La crise démontre pourtant chaque jour la faillite et la dangerosité de ces politiques.

Dans les services et les EPLE, ce sont des milliers de postes qui ont été supprimés, des mutualisations et fusions de services ont été opérées pour « absorber » ces suppressions
d'emplois, des tâches ont simplement été transférées dans les secrétariats des établissements sans aucun moyen supplémentaire, des agences comptables ont été « regroupées » au mépris
des intérêts du fonctionnement même des lycées et collèges.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, la mise en oeuvre de la LRU, de la loi Recherche et des PRES met en péril le service public d'enseignement supérieur sur l'autel de l'autonomie. Les personnels sont soumis à des politiques locales de GRH de plus en plus éclatées, de plus en plus dures, décidées université par université, et qui ont comme trait commun de mettre en concurrence non seulement les personnels entre eux, mais également les types d'emplois, titulaires et contractuels.
Plus largement, la mise en oeuvre de la RGPP s'est accompagnée de remises en cause graves des garanties statutaires et collectives, pourtant nécessaires à la qualité du service public, à l'indépendance de la Fonction publique.
Partout, ces dernières années la souffrance au travail s'est accrue. Le SNASUB-FSU n'a eu de cesse de dénoncer et combattre cette situation inacceptable qui témoigne du cynisme de la politique menée, et désormais placée sous le signe de l'austérité. Malgré de multiples avertissements de la part des organisations syndicales, des personnels eux-mêmes, mais également des services eux-mêmes, le gouvernement persiste dans sa démarche.
Les conditions de rémunération se sont fortement dégradées : de la mise en oeuvre de la PFR à l'allongement des carrières, du gel de la valeur du point d'indice au refus du gouvernement d'ouvrir de véritables négociations salariales... En première ligne de ce mouvement de recul des revenus, les collègues de catégorie C voient régulièrement leurs traitements passer en dessous du SMIC. Là aussi, la réponse du gouvernement relève du mépris : la création d'un 8è échelon contingenté procède davantage d'une fausse « promotion » discriminatoire et injuste, que d'un réel déroulement de carrière ; le projet d'extension de la PFR à la catégorie C relève également de cette logique d'individualisation et de mise en concurrence, et en l'appliquant aux plus
faibles revenus la « pression managériale » qu'elle induit sera plus violente encore que pour les catégories A et B.


Le SNASUB-FSU n'a eu de cesse de défendre ses mandats et continuera d’exiger :
- la création de postes en nombre suffisant pour remplir nos missions
- le refus des logiques d'autonomie, de décentralisation,
- un véritable plan de titularisation des collègues contractuels avec les moyens afférents
- la refonte des grilles indiciaires et revalorisation de la valeur du point d'indice
- une politique égalitaire de gestion des personnels et de leurs carrières, contre les logiques d'individualisation et de concurrence du « Nouveau management public ».
Au nombre des enjeux de notre congrès, nous aurons à confirmer et à approfondir nos
analyses, à compléter notre corpus de revendications, à développer notre stratégie syndicale de lutte pour les faire aboutir.
La crise constitue un terreau pour toutes les idéologies de repli, de division, de stigmatisation,
de rejet de l'autre, de recherche de bouc émissaire, de xénophobie, d'intégrisme, et de racisme. Celles-ci doivent être anéanties Nous sommes convaincus pour notre part que ce sont les
valeurs de solidarité, d'égalité, de liberté, c'est le renforcement des droits individuels et collectifs dans tous les aspects de la vie et de la société, qu'il faut défendre et que nous
continuerons à promouvoir, quel que soit le résultat des élections présidentielles et législatives.
Une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité. La poursuite de cette politique ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens. La réélection de Nicolas Sarkozy, ou d'un autre candidat au service du libéralisme et des politiques d'austérité, renforcerait les attaques subies au long de son mandat.
Motion  par la Commission administrative nationale du SNASUB-FSU
 
LA LOI SAUVADET LES CDI ET LES CONCOURS RÉSERVÉS




Bonjour,
La loi Sauvadet concernant les non-titulaires parue le 13 mars 2012 modifie les conditions pour obtenir un CDI et prévoit l'organisation de concours réservés aux non-titulaires à compter de 2013.
Pour les CDI,la loi et les circulaires prises pour son application(notamment la circulaire du 3 avril 2012 et son annexe)  sont relativement claires:pour obtenir un CDI il faut   "avoir exercé auprès de son employeur,c'est à dire le même établissement public depuis au moins six années au cours des huit dernières années précédant la publication de la loi"(circulaire pour l'Enseignement Supérieur).
Cette même circulaire du 3 avril 2012 précise également "Il n' y a pas lieu d' attendre la fin des contrats en cours pour prendre les actes procédant à la transformation des contrats  en  CDI.Des que l'étude des conditions requises a été opérée et que ces dernières sont vérifiées auprès des agents considérés,il est procédé à la transformation des contrats."

Mais pour le SNASUB FSU cette transformation des contrats en CDI n'est pas la meilleure solution,elle ne garantie pas l'emploi(un licenciement est toujours possible).
Le SNASUB FSU préfère et de loin l'organisation d'un vaste plan de titularisation et pour cela la création de nouveaux emplois statutaires et l'augmentation du nombre d'emplois attribués à chaque université,à chaque établissement
sont des conditions indispensables.Nous aurons l'occasion d'y revenir.

C'est aujourd'hui que le Conseil d'Administration de l'Université de Lille 2 élit le président de l' Université,un seul candidat prévisible:le Professeur Xavier Vandendriessche.
C'est l'occasion pour nous de mettre en valeur la prise de position d'une femme de caractère sûrement mais surtout d'une présidente d'Université aux idées claires et tranchées,opposée radicalement à la LRU.Elle a écrit une lettre à  un des principaux candidats d'une autre élection présidentielle :c'est Anne Fraïsse,présidente de l'Université Paul Valery de Montpellier qui écrit à François Hollande .
Des le 7 mai 2012 notre premier combat ce sera l'abrogation de la LRU.

pour le SNASUB FSU


Alessandro Nieddu


 

vendredi 6 avril 2012